Démission d’un observateur de la Ligue arabe: Paris respecte ce choix

نوفمبر 21, 2014

Démission d'un observateur de la Ligue arabe: Paris respecte ce choix
Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré jeudi respecter le choix d’au moins un des observateurs de la Ligue arabe en Syrie qui a démissionné et accusé le régime de Bachar al-Assad de “crimes en série”.

“Nous avons relevé ces démissions et leurs motivations. Nous respectons le choix de chacun”, a déclaré Romain Nadal, porte-parole adjoint du ministère, lors d’un point de presse.

Un observateur algérien, Anouar Malek, a annoncé mercredi sa démission de l’équipe, après s’être rendu à Homs (centre) et avoir “eu l’impression de donner (au régime syrien) une plus grande chance de continuer à tuer”, a-t-il dit.

Cet observateur algérien a affirmé jeudi que plusieurs de ses collègues lui avaient emboîté le pas. “Trois personnes se sont retirées de la mission avant mon arrivée. Un observateur égyptien a quitté Damas en même temps que moi, le 6 décembre, et un Marocain nous avait précédés. Un observateur de Djibouti a également décidé de partir”, a affirmé à l’AFP Anouar Malek.

La France a cependant réitéré son soutien à cette mission de la Ligue arabe en Syrie. “Plus que jamais, la communauté internationale a besoin de l’implication et de l’engagement de la Ligue arabe pour mettre un terme à la répression en Syrie qui a déjà fait de trop nombreuses victimes”, a indiqué Romain Nadal.

La remise de leur rapport le 19 janvier sera “un moment clef”, a poursuivi le porte-parole. Ce rapport “doit permettre à la communauté internationale de porter un jugement sur la situation en Syrie et l’application par le régime du plan de paix. Sa crédibilité est donc déterminante pour l’avenir de la région”, a-t-il ajouté.

La Ligue arabe a décidé mercredi de surseoir à l’envoi de nouveaux observateurs en Syrie après une attaque contre son équipe lundi, au cours de laquelle trois d’entre eux ont été blessés.

Jeudi 12 Janvier 2012 – 14:47

 

“Psychological effects of war on children” distinct seminar in Riyadh

نوفمبر 4, 2014

“Psychological effects of war on children” distinct seminar in Riyadh

The centre for Syrian freedoms (Horiat) in cooperation with “the center for studies and research” in “Watan” held a seminar in Riyadh, Monday evening 28/10/2013, the special guest of the seminar was Dr. Anwar Malik – the former observer at the Arab League to Syria, also he’s a jurist and writer, and with the participation of Dr. Molhem Al-Heraki – specialist of General Psychiatry and psychotherapy for children and adolescents, and presented by Amer Abdulhaiy the team director of “SADA” in Riyadh.

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Les accusations d’Anouar Malek

أغسطس 25, 2014

Les accusations d'Anouar Malek

Les services algériens seraient derrière l’intervention militaire en Libye

 

Dans un entretien accordé au journal tunisien Al-Sabah, l’ancien observateur de la mission de la Ligue arabe en Syrie, Anouar Malek, accuse les autorités algériennes de mener une coopération en matière de renseignement avec la France en Libye. D’après lui, l’Algérie aurait donné son accord pour une intervention militaire occidentale contre Kadhafi. Il ira encore plus loin en affirmant que l’objectif des services secrets algériens serait d’aboutir à “l’installation de bases militaires occidentales” dans la région du Maghreb. Des accusations très graves.

LA SOURCE

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DRS ET SITUATION RÉGIONALE Anouar Malek revoit l’actualité à sa manière

أغسطس 25, 2014

DRS ET SITUATION RÉGIONALE Anouar Malek revoit l’actualité à sa manière

L’ancien officier de l’ANP et ancien membre de la commission des observateurs dépêchés en Syrie, Anouar Malek, a fait l’objet d’une interview au quotidien tunisien Al-Sabah au début de ce mois, où est évoquée la situation au Maghreb et dans le monde arabe. Et c’est « par des confessions de hauts gradés des services secrets algériens» qu’il a appuyé ses arguments. «Des sources à l’intérieur du DRS m’ont informé que des officiers algériens et français se sont rencontrés [au sujet de l’affaire libyenne, ndlr] et que les Algériens ont assuré à leurs homologues français qu’ils maîtrisaient Al-Qaïda au Maghreb islamique et qu’ils étaient capables d’infiltrer n’importe quelle organisation (terroriste) qui serait créée, que ce soit en Libye ou ailleurs », a-t-il affirmé.  Pour Anouar Malek, « les autorités algériennes, ont, à travers cette coopération en matière de renseignement, donné leur accord pour une intervention militaire occidentale contre Kadhafi, bien qu’elles tentent de paraître comme étant une partie neutre qui refuse de s’immiscer dans les affaires internes des autres Etats». Il est allé jusqu’à affirmer que l’objectif des services secrets algériens était et reste d’aboutir à «l’installation de bases militaires occidentales» dans la région du Maghreb. Revenant sur l’interruption du processus électoral en janvier 2012, Anouar Malek a estimé qu’il s’agissait là d’une « exacerbation des tensions entre les différents services secrets ». A propos du dossier libyen proprement dit, il a déclaré être persuadé de l’existence de discussions secrètes entre des officiers du DRS et Abdelhakim Belhadj à Tripoli, allant jusqu’à «révéler» la teneur de ces pourparlers. D’ailleurs, il est allé jusqu’à dire que le terroriste libyen devenu révolutionnaire «s’est dit disposé à collaborer avec les services secrets algériens» et qu’il aurait eu pour objectif «d’arriver au pouvoir grâce à cette collaboration». Sans commune mesure, Anouar Malek s’est également intéressé au cas de la Tunisie, se penchant, pour ce faire, sur le président Moncef Marzouki.  «J’ai été approché par d’anciens collègues de l’armée à Paris, a-t-il expliqué. Ces derniers m’ont demandé de leur fournir des informations sur Moncef Marzouki mais j’ai refusé ». Par ailleurs, il a même affirmé que le FBI aurait «interrogé des terroristes emprisonnés en Algérie», parmi lesquels Abderezzak El-Para. Le voisin marocain n’est pas en reste. « Un officier supérieur du DRS m’a indiqué que les services secrets marocains ont joué un rôle dans ce qui se passe au Sahel et en Libye et qu’il n’excluait pas qu’ils aient quelque chose à voir avec les événements de Tunisie », a-t-il avancé sans aucune preuve. Le Makhzen et ses médias aux ordres apprécieront certainement. Anouar Malak n’en est pas à sa première salve. Et il continue à lancer des informations sans aucune confirmation. Pour le plus grand bonheur d’une presse occidentale friande de désinformation.

 Lakhdar Habib

LA SOURCE

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– See more at: http://www.lestrepublicain.com/actualite/item/15715-anouar-malek-revoit-l%E2%80%99actualit%C3%A9-%C3%A0-sa-mani%C3%A8re#sthash.p1yXJTEB.dpuf

L’Etat algérien condamné pour actes de torture

يونيو 4, 2014

L’Etat algérien condamné pour actes de torture

L’organisation TRIAL (Track Impunity Always) association suisse contre l’impunité vient de remporter une éclatante victoire auprès du Comité Contre la Torture de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU au bout d’une procédure qui a duré un peu plus de trois années.

Prenant la défense du journaliste- écrivain et directeur de la rédaction du quotidien Jaridati (suspendu par les autorités algériennes depuis septembre 2014) Nouar Abdelmalek (connu sous le nom de Anouar Malek), victime d’actes de tortures en Algérie durant les années 2001 et 2005 pour ses écrits et ses positions politiques farouchement hostiles au régime d’Alger, le TRIAL  a introduit une plainte contre l’Etat algérien en date du 17 juillet 2009 auprès du Comité Contre la Torture de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU.

D’autres plaintes à venir

Réuni le 23 mai dernier, le Comité contre la torture, institué en vertu de l’article 17 de la convention de Genève contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants, a condamné l’Algérie pour la violation des droits de M. Anouar Malek. Il a entièrement suivi les demandes effectuées dans la plainte initiale et lui donne pleinement raison. Le Comité a demandé aux autorités algériennes d’initier immédiatement une enquête sur les faits afin de poursuivre en justice les responsables et de l’informer dans les trois mois des mesures prises conformément à la décision,

Ce n’est pas la première condamnation essuyée par l’Algérie en matière des droits de l’homme. Tout comme d’autres plaintes font actuellement l’objet d’études par la commission des droits de l’homme de l’ONU.

 

MONDAFRIQUE 03/06/2014

LA SOURCE

Torture : Le comité onusien veut des poursuites contre les «tortionnaires»

يونيو 4, 2014

Torture : Le comité onusien veut des poursuites contre les «tortionnaires»

Trois ans après avoir déposé une plainte devant le Comité contre la torture de la Commission des droits de l’homme auprès de l’ONU, le journaliste écrivain Anouar Abdelmalek a obtenu gain de cause.

Le comité a constaté la violation, par l’Algérie, de la convention de lutte contre la torture. Il a appelé à une enquête impartiale et des poursuites contre les responsables, dans un délai de 3 mois.Le Comité contre la torture de la Commission des droits de l’homme auprès de l’ONU a épinglé l’Algérie, accusée de «tortures» par Anouar Abdelmalek, ancien militaire, devenu journaliste.

Défendu auprès de l’institution onusienne par l’ONG suisse, Trial (Track Impunity Always) qui lutte contre l’impunité, Anouar Abdelmalek a accusé «le DRS, l’ancien patron de la police, le défunt Ali Tounsi, ainsi que le ministre sans portefeuille, Bouguerra Soltani» et à travers eux, l’Etat algérien, de «l’avoir battu, de lui avoir fait subir la technique du chiffon, des décharges électriques, de l’avoir suspendu au plafond par le pied gauche, de lui avoir infligé des torsions violentes à la jambe jusqu’à la fracture, perforé à vif le pied droit, et de lui avoir introduit une barre dans l’anus» durant les années 2001-2005, au cours desquelles, il dit avoir été maintenu en détention «dans les locaux du DRS», où il aurait subi «de mauvais traitements».

Réuni le 23 mai dernier, le Comité contre la torture a rendu sa décision, transmise le 27 mai à l’avocat de Trial, Me Phillip Grant, dans laquelle il précise : «Au vu du manque d’information fournie par l’Etat partie sur ces questions et les arguments figurant dans ses observations finales, le Comité ne peut que constater en l’espèce que l’Etat partie a failli à ses obligations d’assurer au requérant le droit de porter plainte et de poursuivre les responsables des actes de tortures.» Il souligne que l’Algérie n’a «diligenté aucune enquête prompte et impartiale plus de 12 ans après les faits reprochés qu’elle n’a pas, note-t-il, contestés».

Il rappelle l’obligation d’ouvrir «immédiatement une enquête impartiale, chaque fois qu’il y a des motifs raisonnables de croire qu’il y a un acte de torture commis. En l’absence d’explication de l’Etat partie sur les raisons de l’absence d’une telle enquête, plus d’une décennie après les faits, le Comité conclu à la violation» de la convention de lutte contre la torture ratifiée par l’Algérie.

A ce titre, il a appelé les autorités algériennes à «ouvrir une enquête impartiale sur les événements afin de poursuivre en justice les personnes responsables du traitement infligé au requérant» et de lui rendre compte «des mesures prises à cet effet  dans un délai de 3 mois».

Salima Tlemçani

 

ELWATAN 03/06/2014

LA SOURCE

France24: L’arnaque du “djihad du sexe”

أكتوبر 1, 2013

France24: L’arnaque du

Vidéo de “djihadistes tunisiennes”, diffusée sur des chaînes proches du régime syrien. Ce sont en réalité des combattantes en Tchétchénie filmées en 2010.
Depuis plusieurs semaines des médias montent en épingle le “djihad du sexe”, qui aurait cour dans les zones contrôlées par les rebelles. Des centaines de femmes musulmanes, venues notamment de Tunisie, se rendraient en Syrie pour s’offrir à des djihadistes en signe de leur dévotion. L’histoire est certes croustillante, mais semble complètement bidon.
La première mention du “djihad du sexe” date de décembre 2002, dans un tweet attribué du saoudien Mohamad al-Arefe. Ce cheikh salafiste est une personnalité respectée dans les milieux djihadistes, et connue pour ses prêches rigoristes.
Le fameux tweet qui “autorise le djihad du sexe” imputé au cheikh salafiste Mohamad al-Arefe.
Ce tweet autorise “les femmes musulmanes, à partir de 14 ans, à se marier avec un djihadiste pour quelques heures, puis à d’autres djihadistes, afin de renforcer le moral des combattants, et d’ouvrir les portes du paradis”.
Un tel message, émanant d’une personnalité telle que al-Arefe, aurait eu force de fatwa religieuse s’il avait été authentique. Mais on note dès le départ une anomalie : ce tweet fait 200 caractères… dépassant largement les 140 caractères autorisés par Twitter…
Malgré cette incongruité, l’affaire avait déjà en 2012 pris de l’ampleur, avait et été reprise par plusieurs chaînes de télévision arabes et iraniennes.
Le cheikh el-Arefe avait très vité nié être à l’origine de ce message, expliquant que “jamais une telle fatwa n’a été diffusée sur ses comptes Facebook ou Twitter officiels”.
Extrait d’un prêche du cheikh salafiste el-Arefe dans lequel il nie être à l’origine de la fatwa en question.
Mais malgré ces dénégations, l’affaire du “Djihad du sexe” a continué à faire son chemin dans les médias, et sur les réseaux. La fatwa n’étant plus toutefois imputée au cheikh salafiste, mais qualifiée “d’origine inconnue”.
Dès janvier 2013, des chaînes proches du régime syrien se sont saisies de cette histoire. Ces dernières n’hésitant pas à utiliser des images de combattantes tchétchènes, filmées en Tchétchénie en décembre 2010, pour les présenter comme des Tunisiennes parties récompenser de leurs faveurs des djihadistes syriens.
Un bidonnage qui a gêné certains journalistes. La reporter Malika Jebari affirme par exemple avoir démissionné de la chaîne de télévision libanaise al-Mayadeen, car on l’avait poussée à “fabriquer de toute pièce l’histoire du djihad du sexe”.
Après quelques mois d’accalmie, le “djihad du sexe” a une nouvelle fois refait surface en septembre 2013. Des vidéos de “témoignages” et les “plannings” des femmes qui se livrent à cette pratique ont été diffusés par différents médias syriens et libanais.
Mais c’est la déclaration, le 20 septembre, du ministre de l’intérieur tunisien, Lotfi Ben Jeddou, devant l’Assemblée Constituante de son pays, qui a propulsé une nouvelle fois le “djihad du sexe” sur le devant de la scène.
Le ministre, en conflit avec le parti islamiste Ennahda au pouvoir, n’a toutefois apporté aucune preuve appuyant ses affirmations.
Il n’existe d’ailleurs aucun témoignage crédible sur ce genre de pratique. Le dernier reportageen date a été diffusé le 22 septembre 2013 par la chaîne syrienne al-Ikhbariya. On y voit une jeune Syrienne de 16 ans affirmant avoir été victime “d’inceste par son père, avant d’être livrée à des djihadistes”. L’adolescente y décrit dans les moindres détails ce qu’elle a subi. Mais il s’agit d’une chaîne qui soutient le régime syrien, et qui œuvre quotidiennement à discréditer les rebelles.
Enfin, toutes les sources proches de djihadistes syriens contactées par FRANCE 24 ont nié l’existence de ce djihad du sexe. Une histoire vendeuse, donc, mais qui semble reposer sur du vent.
CONTRIBUTEURS

“A l’heure où on parle les preuves sont inexistantes… Personnellement je pense c’est une machination du régime syrien”


Anwar Malek est un Algérien qui a été observateur de la Ligue Arabe en Syrie.

Je peux vous assurer que j’ai pris contact avec plusieurs officiels, et contacts tunisiens, qui m’ont tous confirmé que cette affaire n’avait aucun fondement. À l’heure où on parle, les preuves sont inexistantes.
Et puis de l’aéroport de Carthage, tous les départs sont vers Damas, toujours entre les mains du régime de Bachar el-Assad. Alors expliquez-moi comment des filles djihadistes pourraient partir de Damas pour faire des aller-retour en zone rebelle ?
Personnellement, je pense c’est une machination du régime syrien. Certes il y a des Tunisiennes sur le territoire syrien, mais ces femmes y habitent souvent depuis des années. Parmi elles, il y a des prostituées, mais cela n’a rien à voir avec un quelconque “Djihad du sexe”.
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Anouar Malek. Ancien observateur de la Ligue arabe en Syrie: Plusieurs responsables militaires et des soldats syriens ont fui

أغسطس 30, 2013

Anouar Malek. Ancien observateur de la Ligue arabe en Syrie: Plusieurs responsables militaires et des soldats syriens ont fui

 Vous avez participé fin 2011 à une mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie dont vous avez démissionné, dans le cadre de laquelle vous avez passé plusieurs jours à Homs. Avez-vous gardé des contacts avec d’autres observateurs qui vous ont raconté, depuis, comment la situation a évolué ?

Je suis toujours en contact avec des observateurs mais aussi avec des militants sur le terrain, des responsables militaires, des militants des droits de l’homme de l’intérieur de la Syrie. Je suis les graves atteintes aux droits de l’homme commises par le régime de Bachar Al Assad. Selon des sources sûres, plusieurs responsables militaires et des soldats ont fui barrages et casernes depuis l’attaque chimique et les annonces de frappes contre la Syrie. Certains pensent que ces militaires ont rejoint l’opposition, alors que d’autres sources évoquent leur fuite. Lorsque j’étais dans la mission d’observation, j’avais senti que les militaires avaient le moral au plus bas. C’est peut-être pour cela que le régime a appelé à l’aide les forces armées iraniennes ou le Hezbollah, ou même l’Irak. Je crois que l’armée légale est complètement effondrée, selon des témoignages de militaires encore en poste. D’autres sources avancent aussi que Bachar Al Assad pourrait attaquer à l’arme chimique des minorités pour tenter de modifier un rapport de forces qui n’est plus en sa faveur.

 

– A l’époque, vous aviez accusé la Ligue arabe de produire de faux rapports. Quel rôle peut-elle jouer dans le nouveau rapport de forces qui se dessine ?

Je n’ai pas accusé directement la Ligue arabe d’avoir falsifié les rapports, mais plutôt la mission d’observation arabe, son chef, le général Eddabi, et sa salle d’opérations à Damas. J’ai aussi accusé certaines missions de faire de l’espionnage au profit du régime d’Al Assad, comme c’est le cas de la mission irakienne. C’est ce que j’ai écrit avec documents et photos dans mon livre La révolution d’une nation, paru en Arabie Saoudite. Malheureusement la Ligue arabe a adopté les rapports du général Eddabi malgré le fait qu’elle soit au courant des irrégularités. Elle les a même communiqué à l’ONU. Quant au rôle de la Ligue arabe actuellement, il n’est que formel. La Ligue a perdu toute crédibilité chez le peuple syrien qui se fait massacrer depuis deux ans et demi. La mission arabe aurait pu éviter à la Syrie toutes ces destructions et ces milliers de morts. Reconstruire la Syrie après toutes ces destructions nécessitera la participation de tout le monde et beaucoup d’argent. Il faut s’attendre à un rôle de premier ordre pour le Qatar et l’Arabie Saoudite.

 

– Que pensez-vous de l’accusation d’utilisation d’armes chimiques par l’armée syrienne ?

L’armement chimique a été employé à plusieurs reprises. Ce n’est qu’une étape dans les crimes du régime qui a commencé par des snipers, puis des mortiers, puis des chars, puis des barils explosifs, puis l’aviation et les missiles. Si le régime n’est pas puni, il pourrait employer d’autres armes dangereuses bactériologiques… L’opposition ne peut pas utiliser ce genre d’armes dans ses propres villages. Et à ceux qui s’interrogent sur l’utilisation des armes chimiques 48 heures après l’arrivée des inspecteurs de l’ONU, je rappelle que le bombardement avec obus de char du quartier Baba Amrou et l’explosion d’une voiture piégée le 27 décembre 2012 lorsque notre mission d’observation était sur place étaient destinés à nous faire constater la présence de «terroristes». Et c’est ce qui s’est passé avec la mission onusienne, car des massacres ont eu lieu avant et après son arrivée sur les lieux. C’était aussi une manière de gagner du temps pour Bachar Al Assad qui voulait bloquer l’avancée de l’opposition armée qui s’approchait de Damas. Des militaires syriens m’ont affirmé que c’est le régime qui a utilisé les armes chimiques, pensant qu’il ciblait des combattants de l’opposition alors qu’il s’agissait de refuges pour des familles.

 

– Lakhdar Brahimi vient de rappeler que la solution politique est la seule. Un commentaire ?

On ne peut réfléchir à une solution politique avec un régime qui a massacré plus de 150 000 Syriens, allant même jusqu’à utiliser des armes chimiques. La solution politique ne peut être opérationnelle qu’après la chute du régime d’Al Assad. Parce que la Syrie entrera alors dans le chaos avec des affrontements entre les différents groupes de combattants aux idéologies divergentes. Le pari Brahimi concernant cette solution politique n’est qu’une tentative pour asseoir l’impunité. Brahimi n’a même pas pu imposer la trêve de l’Aïd quand le régime utilisait l’aviation, alors maintenant qu’on en est à l’arme chimique…

 

– Les frappes auraient pour objectif, d’après certains analystes, de débloquer le statu quo qui promet de plomber Genève 2. Après le chaos irakien et libyen, les Américains ne souhaitent pas le départ de Bachar Al Assad, mais ils espèrent sans doute que les frappes permettent aux rebelles d’avancer et donc, d’arriver dans une nouvelle position à la table des négociations ?

Si les frappes militaires n’ont pas pour objectif la chute du régime et la destruction de son arsenal chimique, alors il ne s’agira que d’une gesticulation occidentale qui va faire durer le drame syrien. Car il est vrai que l’Occident doit prendre en considération plusieurs paramètres dans sa gestion de la crise : la sécurité d’Israël, les armes chimiques, les groupes djihadistes, les alliés d’Al Assad et le nouveau régime. Quant à Genève 2, je crois qu’il faut arriver à se réunir mais sans le régime de Bachar Al Assad. On ne peut aller à cette rencontre en sacrifiant les principes humanistes et les lois internationales qui criminalisent Al Assad.

 

– Comment voyez-vous l’après-attaque ? Certains éléments, comme la réaction du Hamas ou du Hezbollah, peuvent peut-être échapper aux Occidentaux.

Le mouvement Hamas a exprimé une position hostile au régime d’Al Assad et ne peut s’engager dans cette bataille, avec en plus une situation difficile avec les événements d’Egypte. Quant au Hezbollah, il a déjà perdu dans sa guerre en Syrie ce qu’il n’avait pas perdu lors de la guerre de l’été 2006. Il n’aura pas d’autre choix que de se retirer au Liban. Et je ne crois même pas qu’il tentera quelque chose contre Israël pour sauver les meubles.

Adlène Meddi, Mélanie Matarese

 

EL WATAN 30/08/2013

LA SOURCE

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Anouar Malek porte plainte contre la Syrie

يونيو 7, 2012

Anouar Malek porte plainte contre la Syrie

L’ancien observateur de la mission de la Ligue arabe en Syrie, Anouar Malek, a porté plainte contre l’ambassade de Syrie en France pour “menace de mort. C’est ce qu’a affirmé le concerné à l’AFP. L’agence de presse précise que la plainte a été déposée lundi auprès du parquet de Paris par l’Association syrienne pour la liberté, « qui se présente comme une ONG d’aide humanitaire au peuple syrien et agit au nom de M. Malek ».

La plainte de l’algérien concerne la présentation avec laquelle il avait été présenté par les médias officiels de Damas. Il a ainsi affirmé que “La télévision syrienne officielle m’a traité dans un documentaire de terroriste et de membre d’Al-Qaïda. J’ai reçu des nombreuses menaces de morts par e-mail et par téléphone.

 

LIBERTE 07/06/2012

LA SOURCE

CBS rides with Arab League observers in Syria

مايو 17, 2012

CBS rides with Arab League observers in Syria

F

ive thousand people have died since government forces began attacking protesters last march. The dictator Bashar al-Assad promised to end the violence. And the Arab League sent in monitors to hold him to his word. But so far, nothing’s changed. CBS News correspondent Elizabeth Palmer is in Damascus, and had a chance to follow the Arab League observers on patrol.

DAMASCUS — A few decals show that a car is being used by the Arab League mission. Another day, and a team of observers hits the road.

Official decals on the cars of the Arab League observers mean they’re hardly likely to surprise anyone when they arrive.

(Credit: CBS)

Their assignment: to verify whether the Syrian government has stopped killing protestors.

Just ahead, the head of the team and the observers in the black car. Next to them is a van full of Syrian soldiers. In front, two police cars. Aand they have regime bodyguards. So this is hardly low profile.

By the time they show up at Damascus Criminal Justice Headquarters, it’s not a surprise.

The Syrian regime is watching the observers’ every move, as they try to watch the regime.

Observers from the Arab League arrive at the Damascus Criminal Justice Headquarters, where the image of Syrian president Bashar al-Assad is prominent on the walls. Observers from the Arab League arrive at the Damascus Criminal Justice Headquarters, where the image of Syrian president Bashar al-Assad is prominent on the walls.

(Credit: CBS)

At the detention center they were allowed into the cells to see who’d been arrested in the uprising. But CBS News’ Palmer had to stay behind.

Later, they said there were protestors locked up, but saw no signs of torture.

Anwar Malek – an observer who quit this week – says that’s a perfect example of a whitewash by the Syrian government.

“The mission was a farce – and the observers have been fooled,” said Malek.

The fact is – this is mission impossible.

A team of 167 observers to cover the whole country, resented by the Syrian government, with little support and inadequate protection.

In the city of Latakia earlier this week – one of the observer convoys was battered by a pro-regime mob. They only just escaped.

A rare look inside Syria, under Assad’s thumb
Arab League chief warns of Syrian civil war
60 Minutes: Emir of Qatar favors Arab troops in Syria

In the final analysis, they are merely observers and powerless to stop the killing. The observers are only going to be here for a few more days. Under the current plan, they’re due to be gone by the middle of next week and their report submitted to the Arab League by next Thursday.

Has the violence decreased since the arrive of the observers?

The United Nations has been trying to keep track and estimates that an average 40 people have died every single day since the observers arrived.

 

 

 

CBC

L’ex-observateur de la Ligue Arabe agressé à Toulouse

مايو 5, 2012

L'ex-observateur de la Ligue Arabe agressé à Toulouse

En démissionnant, le 6 janvier dernier, du pool des observateurs mandatés par la Ligue Arabe en Syrie, Anouar Malek s’est fait beaucoup d’amis parmi les membres de l’opposition syrienne, et autant d’ennemis parmi les soutiens de Bachar el Assad. Depuis, cet ancien militaire algérien, réfugié politique en France depuis 2006 et qui habite Toulouse depuis 2008, vit sous la menace de mystérieux appels téléphoniques et de mails rageurs. Le 25 avril, il a déposé plainte après avoir été menacé de mort par mail. Dans ce courriel daté du 24 avril, un inconnu qui affirme agir sous contrat, explique disposer d’un délai de cinq jours pour l’exécuter. Cinq jours, c’est justement à quelques heures près, le délai qui sépare l’envoie de ce mail, de l’agression physique dont Anouar Malek a été victime le 30 avril, vers 16 h 30, dans le hall de l’hôpital Rangueil. « J’allais voir quelqu’un à l’hôpital, un Algérien que je connais m’a interpellé, m’a traité de menteur et de traître avant de me frapper sur la bouche et de disparaître au volant de sa voiture. » L’agresseur serait en fait un membre par alliance de la famille d’Anouar Malek. Mais pour l’ex-observateur de la Ligue Arabe qui a déposé plainte hier, ce lien de parenté n’enlève rien à la réalité des menaces, « d’abord parce que je n’avais jamais eu de problème avec lui auparavant », explique-t-il. Ensuite parce que cet événement survient après le mail de menace du 24 avril, mais également après d’autres avertissements poursuit Anouar Malek, qui affirme qu’un hacker a piraté son site Internet www.anouarmalek.com le 18 avril, et dit avoir également reçu un appel téléphonique menaçant le 20 avril.

 

LADEPECHE 03/05/2012

LA SOURCE

TRIBUNE DE GENÈVE: La Ligue arabe accusée d’être de mèche avec Damas

مارس 17, 2012

TRIBUNE DE GENÈVE: La Ligue arabe accusée d'être de mèche avec Damas

L’observateur démissionnaire de l’organisation panarabe envoyée à Damas accable le régime syrien. Et dénonce le rôle téléguidé des rapporteurs spéciaux.

L'Algérien Anouar Malek, réfugié politique en France depuis 2006, a été choisi pour participer à la mission d'observation de la Ligue arabe. Il en revient dépité, après avoir jeté l'éponge.

L’Algérien Anouar Malek, réfugié politique en France depuis 2006, a été choisi pour participer à la mission d’observation de la Ligue arabe. Il en revient dépité, après avoir jeté l’éponge.
Image: Reuters

«Il s’agit d’une mascarade. Le régime a mis en scène et fabriqué la plupart des choses que nous avons vues pour empêcher la Ligue arabe d’agir». C’est un témoignage accablant que livre, dans le quotidien algérien El Watan, l’observateur de la Ligue arabe de retour de Damas, après avoir abandonné la mission.

Cernés de toutes parts

Du coup, l’homme a les coudées franches pour témoigner de ce qu’il a vu de ses propres yeux. La mise en scène d’abord: «le ministre de l’Intérieur et le responsable des services secrets syriens, Asef Shawkat, présent dans le même hôtel» que la mission de la Ligue arabe, confie-t-il aujourd’hui au quotidien Le Temps. Pratique pour coller l’oreille à la porte: «un des mes homologues a trouvé un enregistreur sous son lit», dit-il encore au journal romand.

A en croire les statistiques officielles, la mission emmenée par le général soudanais Mohamed Ahmed Moustapha El Dabi a bel et bien eu des bâtons dans les roues pour faire son travail : sur les 500 observateurs initialement prévus, environ 160 sont allés en Syrie à ce jour. Et pour l’heure, l’envoi des équipes est suspendu. La faute aux violences qu’ils ont subies le 9 janvier dernier, sur le territoire syrien. Eux, comme les autochtones.

Le filtre gouvernemental

«Un véritable désastre humanitaire et des crimes en série». C’est ce qu’affirme avoir vu l’observateur algérien, qui explique aussi comment ses homologues et lui-même ne pouvaient s’en faire l’écho: «Ce que nous voyions durant nos visites dans les quartiers de Bab Amr ou d’Al-khaldiya (à Homs, ndlr), les obus, les tanks, les morts, disparaissait des rapports quotidiens envoyés à notre quartier général de Damas», dit-il au Temps.

Et surtout, il explicite pourquoi cet écho était dévoisé dès le départ. Les autres observateurs sont, pour la plupart, «des militaires [qui] n’aiment pas les opposants» et qui, de surcroît, sont originaires de pays traditionnellement de mèche avec Damas comme les Soudanais, la nationalité de celui qui chapeaute la mission. «Les 27 et 28 (décembre, nldr), j’ai fait équipe avec le chef de mission, ancien des services secrets, le général soudanais Mohammed Ahmed al-Dabi. Il m’a semblé prêt à faire le travail honnêtement. Les bombes tombaient. Il a téléphoné aux autorités pour que cela cesse. Deux jours plus tard, il avait complètement changé. Je suis sûr qu’il avait reçu des ordres», a confié l’homme au Temps. Et de dénoncer: «certains observateurs transmettaient d’abord les rapports à leur gouvernement avant de les donner au chef de mission.»

Bientôt «un autre témoignage capital»?

Anouar Malek est lui-même un ancien de la Sécurité militaire algérienne mais il est, depuis longtemps, reconverti en journaliste et écrivain. On connaît notamment son livre Les services marocains et leurs guerres secrètes contre l’Algérie qui révèle que lesmoukhabarates (services secrets) de Rabat, lors du conflit du Sahara occidental, tuaient les soldats qui refusaient de tirer sur les Sahraouis. Décrit comme «truculent et percutant» par la presse de son pays d’origine, l’Algérien promet d’apporter bientôt un autre «témoignage capital» sur le massacre des moines de Tibhirine en 1996, en Algérie.

 

LA SOURCE

Anouar Malek à L’Actualité : «Je n’ai pas pensé à qui profite mon geste»

فبراير 19, 2012

Anouar Malek à L’Actualité : «Je n’ai pas pensé à qui profite mon geste»

Anouar Malek n’a pas cherché l’appartenance des uns et des autres, Il s’est concentré sur sa mission dans le cadre de la ligue arabe pour mettre fin aux violences , sauver des vies et rester objectif pour rapporter toute la vérité.

L’Actualité : Quelles sont les raisons réelles qui vous ont poussés à quitter la délégation des observateurs de la ligue arabe ? 
Anouar Malek : Comme je l’ai dit sur toutes les chaînes du monde entier, j’ai démissionné, car cette délégation est devenue une pièce théâtrale qui ne rend service qu’au régime de Bechar Assad. Je ne souhaite aucunement faire dans les faux témoignages aux dépends d’innocentes victimes qui subissent les affres quotidiennement. Dieu merci, tout ce que j’ai dit a été prouvé par le temps, notamment ces derniers jours. L’Arabie saoudite a retiré ses observateurs, à l’instar de tous les pays du Golf et ensuite gelé la mission des observateurs et par la suite elle a été carrément suspendue. Le président de la commission, le général Dabi qui s’est permis de dire beaucoup de choses à mon encontre et à l’encontre de la révolution syrienne est finalement sorti par la petite porte, démissionnaire ou démis tout droit vers la décharge de l’histoire.

Qu’avez-vous constaté  exactement en Syrie pendant votre séjour et quelles sont vos conclusions ? 
J’ai vu des crimes de guerre pratiqués par le régime contre son propre peuple et cela se voit par les bombardements dont sont victimes les civils, en plus des kidnappings et de la torture sauvage et des exécutions sommaires sans justice et différentes atteintes à l’honneur humain. Des pratiques que nul être humain ne peut imaginer.  La conclusion principale reste, que le régime syrien est décidé d’aller au bout de sa logique et si ce n’était pas les éléments de l’armée syrienne libre (dissidents) qui protège quelque peu les civils dans les quartiers populaires, les choses serait terminées, il y a déjà un bon moment…

Avez-vous rencontré des opposants au régime d’Assad ? 
Certainement que je les ai rencontrés, ils font partie des civils mais aussi des militaires dissidents, comme le lieutenant Abderezak Talas, premier militaire dissident. J’ai été à  Homs et j’ai travaillé dans les quartiers les plus dangereux de la ville, comme Baba Amrou, El Khalidia, Bab Sebaa pour ne citer que ceux-là.

Appartiennent-ils tous au conseil national syrien ?  
Je n’ai pas cherché l’appartenance des uns et des autres, je me suis concentré sur ma mission dans le cadre de la ligue arabe pour mettre fin aux violences , sauver des vies et rester objectif pour rapporter toute la vérité. Mais, ce que j’ai constaté par rapport à certains slogans et certains dires, c’est que le conseil national est bien encré parmi la population, même si certains d’entres eux sont critiqués. Comme, j’ai constaté qu’ils vouent beaucoup de respect et suivent les orientations de personnalités sages à l’instar du Cheikh Adnane El Arour qui est considéré comme leur guide, surtout à Homs. Et d’autres aussi qu’on voit souvent défendre la cause du peuple syrien sur les différentes chaînes de télévision.

La saisine de la ligue arabe par le conseil de sécurité est-elle en faveur de la Syrie ? 
La ligue arabe a échoué et n’a pas réussit à atteindre les objectifs souhaités et ce pour différentes raisons dont la principale est que le régime syrien ne respecte pas la ligue arabe encore moins ses décisions. Et ce qu’a dit Bechar El Assad dans son discours du 10 janvier dernier le démontre pleinement.
Le peuple syrien est entrain de souffrir et crie au secours sous les bombardements et cherchent toutes les solutions possibles pour que cesse le massacre, même l’intervention militaire étrangère. Mon souhait était de voir la ligue arabe réussir dans ses démarches pour ramener le calme et faire cesser les exactions et montrer au monde que nous sommes capable de régler nos problèmes entre nous.
Cela dit, les régimes arabes s’étripent et chacun fait ses calculs et cela nedonne rien. Aujourd’hui, il ne reste qu’une seule alternative, celle de soutenir l’armée libre syrienne par tous les moyens et cesser cette guerre, face à l’entêtement du régime actuel à poursuivre ses actes de barbarie contre son peuple.

Aujourd’hui, plusieurs jours après  votre démission de la délégation, quelles sont vos impressions ? 
J’ai tiré la sonnette d’alarme par rapport à certains actes qui ont malheureusement eu lieu, parmi lesquelles, le régime syrien est coupable de plusieurs carnages après le départ des observateurs.
La réalité du terrain a fini par me donner raison et c’est pour ça que je dirais aujourd’hui encore que mes conclusions n’ont pas changés. Je suis convaincu plus qu’avant de la nécessité d’agir vite pour mettre fin aux crimes de guerre en Syrie.

Pensez-vous qu’il existe une manipulation de la crise syrienne, ou s’agit-il d’un authentique soulèvement populaire ? 
Je crois que le peuple qui a subi tant d’injustice, de dictature et différentes exactions durant plus de 40 ans, ne peut être manipulé, mais il s’est soulevé par sa propre volonté, encouragé par les différentes révolutions arabes qui ont eu lieu et qui ont réussi dont certains pays arabes.  Pour ce qui est de la thèse du complot et de manipulation qu’évoque le régime, n’est que mystification.
Une thèse avancée par certains dirigeants qui n’ont pas réussi, car la vérité est tout autre. Les régimes tyranniques pensent toujours que le reste du monde complote contre eux, même si le peuple demande seulement de quoi manger.

Quel commentaire faites-vous par rapport au véto russe et chinois ? 
Ce veto est un crime contre l’humanité, car, il est conçu comme une victoire pour le régime totalitaire aux dépends d’innocents civils.
L’obstination de la Chine et de la Russie sur ce choix est une implication dans le crime contre le peuple syrien et certainement, ceci aura de mauvaises retombées politiques sur les deux pays qui soutiennent toujours Assad. Les peuples arabes sont devenus plus conscients, sachant que ces deux pays ont des intérêts à défendre dans les pays arabo-musulmans.

Selon vous, quel impact aura la crise syrienne sur le Moyen-Orient? 
Assurément, si la situation ne s’améliore pas et que les choses n’évoluent pas vers une guerre sectaire que le régime veut établir de façon horrible, elle aura un impact énorme sur la région du moyen-orient.  Ainsi, la seule solution rapide qui doit être trouvée pour sauver le pays et la région, c’est le départ pur et simple du président Bachar El Assad et de son régime, et ce, avant qu’il ne soit trop tard. Les pays qui hésitent encore à soutenir cette option, seront les premiers à être touchés par les retombées négatives de ce conflit si la situation continue dans cette logique de pourrissement.

Certains pensent que vous avez suivi une feuille de route tracée par le Qatar. Quel commentaire faites-vous ? 
Beaucoup a été dit à mon sujet et que  pour certains je suis un terroriste et tueur d’enfants. Et je trouve que c’est naturel que mes positions se retrouvent face à ce genre d’accusations et une sale compagne à mon encontre avec des positions négatives et de ridicules analyses. Ce que j’ai entrepris est la raison qui a détruit les projets de Bechar El Assad qui voulait exploiter la mission des observateurs de la ligue arabe pour son propre compte. Lorsque j’ai pris ma décision j’étais en Syrie et je suis resté cinq jours de plus subissant différentes pressions et j’ai même été victime d’une tentative d’assassinat. Je n’ai aucunement pensé pour qui profitera mon geste, mais plus à la vérité qui doit être dite et montrée au monde entier que j’ai échoué dans ma mission de sauver les choses et les corriger à cause de l’entêtement du président de la commission le général Dabi qui a imposé sa façon de voir et ignorer tout ce qui vient en dehors des observateurs, qui sont les seuls qu’il écoute.

Et si la ligue arabe vous sollicite une autre fois pour une nouvelle mission,  accepteriez-vous ? 
Je ne le pense pas, car la ligue arabe à collaboré dans cette compagne qui m’a visé, même si elle a pris en compte toutes mes observations et qui ont été derrière la fin de mission de la délégation et le retour de Dabi chez lui. Cela dit, je ne cesserai d’apporter tout le soutien dont a besoin le peuple syrien. Tout ça en dehors des calculs des régimes et de leur programmes secrets aux dépends de la justice et de la vérité.

Propos recueillis par Nawel Kair

L’Actualité 19/02/2012

LA SOURCE

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Arab League observer says violence prevails in Syria mission

يناير 19, 2012

Arab League observer says violence prevails in Syria mission

A former Arab League observer sent to monitor an end to government violence against democracy protesters said that Syrian officials tried to intimidate him and his colleagues and that only military aid to the rebels will end the conflict.
“I don’t think sanctions are having any kind of results. They don’t care,” Anwar Malek said of Syrian government officials he says were dismissive of sanctions. “Right now, the country is poised for ultimate civil war.”

Rather than rely on sanctions, the U.S. and other countries should arm Syrian rebel forces to stop the kinds of slayings he witnessed, Malek said.

The Algerian-born author, 40, spoke from his home in Paris, where he is writing a book about his three weeks as an observer. Syrian authorities put hidden cameras in his hotel bathroom, and he has received death threats, he said.

Homs residents he spoke to “are asking for foreign intervention from the United States and other nations,” he said.

The Arab League sent observers to Syria in December to oversee an agreement by Syrian President Bashar Assad to withdraw his military from rebellious towns, stop killing protesters and release political prisoners. On Sunday, the emir of Qatar became the first Arab head of state to call for military intervention in Syria, saying Arab troops should be sent in.

Tommy Vietor, a spokesman for the White House’s National Security Council, said the United States supports a “peaceful transition from dictatorship to democracy.” When asked what more the U.S. should do to remove Assad, he said the Obama administration is “encouraging the international community to support those seeking change.”

Nadim Houry of Human Rights Watch said 33 children have been killed and 511 people have been detained since the arrival of the Arab League observers. Security forces have opened fire on protesters trying to enter towns where the observers were, and witnesses said detainees were transferred from jails to military facilities to avoid the observers, Houry said.

Malek said his Syrian experience was punctuated by government violence. When he arrived in Baba Amer, a neighborhood in the rebellious city of Homs, “I found houses destroyed and wounded children, a catastrophic situation,” he said. “I personally saw civil authorities kill a 5-year-old child named Ahmad Mohamed Arahi.”

Malek said the observers’ chauffeurs were supposed to be civilians but were military officers who took observers who were to witness protests to the wrong neighborhood and would say “there is no protest here.”

“We were constantly surrounded,” he said. “There were even women in the hotel who’d strike up conversations with the observers, but they were there to observe us.”

Malek resigned from the mission because he believed it was being misled. That’s when his Syrian handlers “showed me a picture of myself in the bathroom, without clothes, to prove they were controlling everything,” he said.

Since returning to France, he said, he has received anonymous calls saying “my throat will be slashed in a few days.”

Houry said the Arab League stakes its credibility on the upcoming report: “They have to convince the rest of the world and the Arab world that this (observer mission) is not just a strategy to win time for the Syrian government.”

 

USATODAY 18/01/2012

SOURCE

أنور مالك في حوار مع جريدة ماينتشي اليابانية

يناير 17, 2012

أنور مالك في حوار مع جريدة ماينتشي اليابانية

أجرت جريدة ماينتشي اليابانية حديثا مع أنور مالك حول تجربته في سورية، نشرته بتاريخ 16/01/2012. وقد اشار أنور مالك في تصريحاته إلى أسباب إستقالته من البعثة كما تحدث عن مشاهداته في حمص وعما وقف عليه من جرائم ضد الإنسانية إقترفها النظام السوري.

للاطلاع على الحوار أضغط هنا

 

‘I was threatened with death for doing my job’, says Arab League observer to Syria

يناير 17, 2012

'I was threatened with death for doing my job', says Arab League observer to Syria

ARAB League observers in Syria have been “threatened with death” if they criticise the country’s murderous regime, according to a member of the team who quit last week.

 

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Après la mise en examen du géneral Nezzar par un juge suisse : La menace TRIAL

أكتوبر 27, 2011

Après la mise en examen du géneral Nezzar par un juge suisse : La menace TRIAL

L’inculpation par un tribunal suisse de l’ancien ministre algérien de la Défense, Khaled Nezzar, pour « suspicions de crimes de guerre » commis entre 1992 et 1999, provoque un vent de panique en Algérie. Aucun dirigeant, civil ou militaire, impliqués dans la gestion de la guerre civile, n’est aujourd’hui à l’abri de poursuites judiciaires. Contrée de villégiature, pays peu regardant sur les comptes bancaires des dirigeants algériens, la Suisse pourrait désormais devenir une terre infréquentable. Décryptage.

 

Comment Khaled Nezzar a-t-il été arrêté ?

L’ancien général à la retraite s’est rendu en Suisse afin de consulter, selon sa déposition, son psychothérapeute pour l’aider à arrêter le tabac. A Genève, Khaled Nezzar descend au Beau Rivage un hôtel de luxe classé 5 étoiles situé au bord du Lac Léman. Alerté mardi 18 octobre de la présence de l’ancien ministre de la Défense sur le sol suisse, l’ONG TRIAL prépare un dossier de plainte pénale avant de l’adresser au ministère public de la Confédération à Berne.

En vertu du droit suisse qui autorise la poursuite des violations du droit international humanitaire dès que le suspect se trouve sur le territoire suisse, le ministère suisse décide de procéder à l’interpellation de Khaled Nezzar dans la soirée du jeudi 20 octobre.

Entendu en qualité de prévenu, le soir même et durant la journée du vendredi 21 octobre, l’ex-ministre est sorti libre. Il doit désormais répondre aux convocations de la justice helvétique qui le poursuit formellement pour « suspicions de crimes de guerre » commis en Algérie entre 1992 et 1999.

En cas de non-respect de la procédure, le général à la retraite risque de faire l’objet d’un mandat d’arrêt international.

Où se trouve actuellement Khaled Nezzar ?

L’ex-ministre de la Défense, 74 ans, a quitté la Suisse peu de temps après la fin de son audition vendredi 21 octobre. Des rumeurs avaient circulé sur son exfiltration par avion spécial vers l’Algérie, mais Khaled Nezzar se trouve actuellement en France.

Contacté par l’auteur, il n’a pas souhaité faire une déclaration publique sur l’affaire en cours. « Tout est dans le PV qui a été envoyé à la presse algérienne, affirme Nezzar au téléphone. Je m’exprimerai, si besoin, une fois rentré en Algérie. Nous sommes tous concernés par ces ONG qui déposent des plaintes en Suisse contre les responsables algériens. Pour le moment, je m’occupe de la santé de mes enfants, après on verra. Je sais me défendre et j’ai les arguments pour le faire…»

Quels sont les crimes qui sont susceptibles de toucher les dirigeants algériens ?

Le procès verbal de l’audition de Khaled Nezzar donne un aperçu succinct des poursuites qui pourraient être engagées par la justice suisse contre des responsables algériens.

Massacres, exécutions extrajudiciaires, tortures, disparitions forcées, détentions arbitraires, séquestrations, abus de pouvoir, les crimes sont multiples. C’est que l’intérêt des juges suisses porte sur toute la période allant de 1992 à 1999, à savoir la période couvrant ce qui est communément appelé la « décennie rouge ». Il y a de la marge.

Qui sont les responsables algériens visés par TRIAL ?

Exception faite du président Bouteflika qui n’a pas assumé de fonctions officielles durant la « sale guerre » – il a été élu le 15 avril 1999-, tous pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires dès lors qu’ils mettent un pied sur le sol suisse.Tous!

Si aucun nom n’est pour l’heure cité concernant des plaintes pour crimes, tortures, massacres ou disparitions forcées commis au cours de cette décennie rouge qui a fait plus de 100 000 morts et quelque 20 000 disparus, tous craignent être dans le collimateur de TRIAL, l’ONG suisse spécialisée dans la lutte contre l’impunité des responsables coupables de violations des droits de l’homme à travers le monde.

Dans le collimateur de TRIAL, il y a d’abord les hauts gradés de l’armée algérienne. Du patron du DRS (Département de la recherche de la sécurité), Mohamed Médiene, dit Toufik, aux chefs de régions militaires, en passant par les différents responsables chargés de la lutte anti-terroriste, tous sont susceptibles d’être interpellés un jour ou un autre sur le sol suisse.

A l’instar de Khaled Nezzar, quatre généraux-majors peuvent être visés par une procédure judiciaire : Mohamed Lamari, ex-chef d’Etat-major de l’armée, Abbès Gheziel, ancien patron de la gendarmerie Abdelmalek Guenaizia, et Gaïd Salah, actuel chef d’Etat-major de l’armée.

Si les deux premiers ont pris leur retraite, les deux derniers occupent toujours des fonctions officielles. A la retraite ou encore en exercice, tous ont exercé de très hautes fonctions, à des degrés différentes, entre 1992 et 1999.

Le cas de Guenaïzia, 75 ans, est encore plus particulier et pourrait encore intéresser davantage les juges suisses.

Avant 2005, date de son retour aux affaires en Algérie, l’actuel ministre délégué auprès du ministère de la Défense, surnommé par la vox-populi « le banquier des généraux », était ambassadeur d’Algérie en Suisse.

Toutefois, ces quatre généraux ne sont pas les seuls à être visés par d’éventuelles procédures judiciaires en Suisse. Même Liamine Zeroual, nommé ministre de la Défense en 1994, élu président en décembre 1995 avant de se retirer de la scène politique en avril 1999, pourrait subir les foudres de la justice helvétique.

Sans parler des responsables civils qui avaient occupé des postes de responsabilités dans les départements de la Justice et de l’Intérieur entre 1992 et 1999.

Bref, la liste est longue, très exhaustive.

Quelles sont les affaires recensées par TRIAL sur l’Algérie ?

Jusqu’à présent, l’ONG suisse a recensé 18 affaires. Deux concernent directement la Suisse, deux sont introduites devant le comité contre la torture des Nations unies et 14 autres ont été introduites devant le comité des droits de l’homme de l’ONU.

Les 14 dossiers en cours concernent des cas de disparitions forcées ainsi que des cas des violations de droits de l’homme survenues en Algérie entre les années 1993 et 1997.

Sur son site internet, l’association annonce que d’autres affaires sont en cours de préparation, mais se refuse à rendre public leur teneur.

L’affaire la plus médiatisée est celle de l’ex-ministre d’Etat et chef islamiste, Bouguerra Soltani, poursuivi depuis octobre 2009 à Genève pour tortures présumées sur le journaliste Anouar Malek.

Que prévoit la législation suisse à l’égard des criminels de guerre ?

Selon la nouvelle législation suisse entrée en vigueur en 2011, « il n’est plus nécessaire que l’auteur de crimes de guerre dispose d’un lien étroit avec la Suisse, tel que de la famille ou une résidence secondaire en Suisse. Ainsi, quiconque se trouvant sur le territoire suisse ou qui pourrait y retourner peut être poursuivi par la justice suisse. »

En clair, tout responsable algérien qui se trouve sur le territoire suisse peut faire l’objet d’une interpellation par la police fédérale.

Par ailleurs, selon la justice suisse, les crimes de guerre sont  imprescriptibles. La loi du 18 juin 2010 prévoyant l’imprescriptibilité des crimes de guerre, du génocide et des crimes contre l’humanité, l’auteur présumé pourrait être poursuivi tant qu’il est vivant.

Quelle pourrait-être la riposte des responsables algériens ?

Depuis l’annonce de l’arrestation de l’ancien ministre de la Défense, un vent de panique souffle sur Alger. Anciens et actuels responsables civils et militaires redoutent de subir le même sort que Khaled Nezzar.

Alors, on tente de s’informer des procédures en cours, de savoir qui figure sur la liste de TRIAL; on tente de se renseigner sur la législation suisse, de prendre le pouls avec des avocats spécialisés.

C’est que la panique est si grande que de nombreux dirigeants algériens se rendent régulièrement en Suisse pour des soins dans les cliniques huppées ou pour des vacances. Certains y possèdent des biens immobiliers, d’autres des comptes bancaires bien garnis.

Comment faire pour riposter à d’éventuelles procédures ?

Vu la détermination de l’ONG TRIAL à traquer les criminels de guerre, à constater la rapidité avec laquelle le parquet suisse a décidé d’interpeller Khaled Nezzar, la marge de manœuvre est limitée. Très limitée.

Renoncer à la Suisse ou s’y rendre encore au risque de subir le même sort de l’ex-ministre de la Défense. Le choix est limité.

Farid Allat

DNA 25/10/2011

LA SOURCE

 

Après la convocation de Nezzar par la justice suisse

أكتوبر 24, 2011

Après la convocation de Nezzar par la justice suisse

Les responsables algériens face à la menace de la justice internationale//

Le général‑major à la retraite Khaled Nezzar a été auditionné, vendredi 21 octobre, par la justice suisse après une plainte déposée par deux Algériens résidents en suisse pour « crime de guerre et violation des droits de l’homme ». Ce n’est pas la première fois que l’ex‑ministre de la Défense et homme fort du pouvoir dans les années 1990 se retrouve face à une justice étrangère sur des faits qui se sont déroulés en Algérie. En 2001, neuf ressortissants algériens avaient déposé une plainte en France pour des faits de torture. Le général Nezzar avait quitté précipitamment la France pour éviter d’avoir à répondre à une convocation inévitable de la justice, soulevant un tollé d’indignation de la part des associations de défense des droits de l’homme. La plainte avait ensuite été classée sans suite.

Le général Nezzar n’est pas le seul responsable algérien à être ainsi menacé par des procédures  judiciaires à l’étranger. En 2009, le président du MSP Aboudjerra Soltani, avait lui aussi été convoqué par la justice suisse pour des fait de torture. Il avait réussi à quitter le pays. L’association Trial, de lutte contre l’impunité, à l’origine de la plainte contre Khaled Nezzar en Suisse, était déjà derrière la procédure contre M. Soltani.
Mais l’affaire sans doute la plus emblématique est celle de l’assassinat des moines de Tibehirine. L’enquête menée par la justice française envisage toutes les pistes, notamment celle d’une responsabilité des services de sécurité algériens, des responsables civils en poste au moment des faits et qui sont toujours au pouvoir. Aucun dirigeant ou responsable de haut rang algérien n’a été convoqué, mais cela pourrait être envisageable.
En fait, ces affaires mettent l’Algérie face à sa propre gestion des années de terrorisme. En décidant de solder les comptes de la décennie noire par la politique de réconciliation nationale,  Abdelaziz Bouteflika et ses partisans espéraient prémunir le pays des conséquences d’un processus judiciaire. En d’autres termes, éviter les douloureuses étapes de procès impliquant les responsables d’actes terroristes, leurs victimes, mais aussi des responsables militaires ou civils qui pourraient être poursuivis.
Cette stratégie a fonctionné un temps, même si certaines familles, notamment celles des disparus, ont toujours réclamé la justice et la vérité sur le sort de leurs proches. Mais elle ne pouvait suffire à long terme. Car aujourd’hui, la communauté internationale a bâti des règles, dans le cadre de l’ONU, qui permettent aux personnes se disant victimes de certains crimes, comme la torture, les génocides, etc., de porter plainte n’importe où dans le monde et contre n’importe qui.
Pour les responsables algériens qui ont été au pouvoir pendant des années troubles de l’histoire du pays, cette nouvelle donne est impossible à ignorer. D’autant que beaucoup d’entre eux, souvent en déplacement à l’étranger, pour leur santé, pour voir leur famille expatriée, etc., ne sont plus protégés par une immunité diplomatique.
TSA 23/10/2011
LA SOURCE

Suspecté de «crimes de guerre»: Khaled Nezzar auditionné en Suisse

أكتوبر 23, 2011

Suspecté de «crimes de guerre»: Khaled Nezzar auditionné en Suisse

Le général major à la retraite, Khaled Nezzar, 74 ans, a été interpellé, jeudi dernier, à son hôtel cinq étoiles, le « Beaurivage », au bord du lac Léman, et entendu par la justice suisse.
L’ancien ministre de la Défense, de 1991 à 1993, et membre du Haut comité d’Etat a été interpellé, lors de son passage à Genève, jeudi dernier, selon le Ministère public de la Confédération qui avait ouvert une instruction «pour suspicion de crimes de guerre» sur la base d’une dénonciation de l’ONG suisse Trial, une association de droit suisse basée à Genève, relayant les plaintes de deux victimes algériennes.

Accusé de crimes de guerre commis lors de la «décennie noire», Khaled Nezzar a été arrêté à Genève jeudi matin et entendu par le Ministère public de la Confédération (MPC) jusqu’au vendredi 21 octobre à 18h30. Plus tôt dans la semaine, le MPC avait ouvert une instruction suite à une dénonciation de Trial, l’association suisse contre l’impunité. Khaled Nezzar aura donc été entendu sur des crimes qui lui sont reprochés dans le contexte de la décennie noire et du conflit armé qui a embrasé le pays de 1992 à 1999. L’ancien général a été relâché à l’issue de l’audition qui s’est déroulée, vendredi, avec la partie plaignante, mais «l’instruction se poursuit», selon le Ministère public. Une plainte avait déjà été déposée contre lui au parquet de Paris en 2001, mais classée sans suite après le départ du général pour l’Algérie et une seconde plainte a été déposée en 2002. Trial, spécialisée dans la lutte contre l’impunité, a indiqué dans un communiqué que M. Nezzar a été remis en liberté «sur la base de promesses de se présenter durant la suite de la procédure».

L’ONG qui se félicite de l’arrestation et de la poursuite de M. Nezzar pour crimes de guerre, déplore toutefois que le suspect n’ait pas été placé en détention préventive et estime que le risque de fuite est élevé. Trial (Track Impunity Always), fondée en 2002, regroupant des juristes, des responsables d’ONG et des victimes, jouit du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations unies et est également derrière la plainte déposée contre Bouguerra Soltani, le chef du Mouvement de la société pour la paix, Hamas, et ancien ministre du Travail. Accusé de torture, il a failli être arrêté, en 2009, à Fribourg. L’histoire débute en 1998. Nouar Abdelmalek travaille au ministère algérien de la Défense et dénonce M. Soltani pour « une affaire de recrutement d’un jeune islamiste », selon Trial. Puis M. Abdelmalek, devenu journaliste, réitérera ses accusations. En 2005, clame-t-il, il est arrêté et torturé des jours durant. «Supplice du chiffon, décharges électriques, tournevis dans une cicatrice récente.» Or, selon lui, c’est Soltani qui dirige la séance de torture. Nouar Abdelmalek vit aujourd’hui au sud de la France. « Avec un statut de réfugié politique», précise Philip Grant, président de Trial. Trial apprenant que M. Soltani vient à Fribourg donner une conférence mandate un avocat. S’appuyant sur la Convention contre la torture, l’association espérait qu’il soit arrêté puis jugé.

Pour rappel, le droit suisse autorise la poursuite des violations du droit international humanitaire, notamment les violations des Conventions de Genève et de ses Protocoles additionnels, dès lors que le suspect se trouve sur son territoire.

par Moncef Wafi

Le Quotidien d’oran 23/10/2011

LA SOURCE

Soltani poursuivi à Fribourg, Nezzar à Genève : La Suisse paradis perdu des dirigeants algériens

أكتوبر 22, 2011

Soltani poursuivi à Fribourg, Nezzar à Genève : La Suisse paradis perdu des dirigeants algériens

Avant Nezzar, il y a eu Soltani. L’ancien ministre d’Etat et président du parti islamiste MSP, Bouguerra Soltani, 57 ans, fait toujours l’objet d’une plainte judiciaire en Suisse pour tortures présumées sur un journaliste algérien. Présent en Suisse en octobre 2009 pour une conférence sur l’Islam, M. Soltani a du fuir précipitamment Genève pour ne pas être entendu par les juges du canton de Fribourg. La Suisse paradis perdu pour les dirigeants algériens ? L’ONG TRIAL affirme avoir déposé 16 dossiers impliquant des responsables algériens et prépare plusieurs autres affaires du même tonneau.

Donc Soltani. Ancien militaire reconverti dans le journalisme, Anouar Malek, 38 ans, accuse depuis plusieurs années Bouguerra Soltani d’avoir supervisé une séance de tortures dont il dit être victime le 1 juillet 2005 au commissariat de police de Chateauneuf, sur les hauteurs d’Alger.

Le supplice du chiffon mouillé

Quelques heures plutôt, il avait été arrêté par la gendarmerie à son domicile puis conduit  dans une brigade où il a été copieusement rossé.

Malek raconte qu’au commissariat de Chateauneuf ses tortionnaires lui ont fait subir plusieurs sévices, notamment le supplice du chiffon mouillé, et lui ont fait boire de l’eau sale. A DNA, il avait raconté la scène à laquelle aurait donc assisté le chef islamiste.

Tu as vu comment ton heure est venue?

« Après m’avoir attaché à un banc, je vois Soltani entrer dans la cellule accompagné deux personnes en costume. Lui portrait un costumé d’été. Dans la cellule, il y avait aussi trois policiers. Soltani me dit : Tu as vu comment ton heure est venue ?’. Il m’accuse d’être un terroriste et d’être de connivence avec des responsables du MSP qui complotent pour le déstabiliser. Il me dit aussi : ‘Tu as voulu me mouiller dans une affaire avec Al Qaïda, maintenant c’est toi qui est accusé d’activité terroriste.’ La séance dure deux heures ou peut être plus… Ils ne m’ont rien épargné. »

Le journaliste affirme que le chef islamiste entendait se venger de lui pour avoir cité le nom de Soltani dans une enquête pour le compte de l’armée sur les filières de recrutement de volontaires algériens pour l’Afghanistan.

Installé en France depuis décembre 2006, Anouar Malek fait porter son dossier à la connaissance de TRIAL le 17 juillet 2009. Trois mois plus tard, l’affaire éclate.

Le couple Soltani en Suisse

Au milieu du mois d’octobre 2009, M. Soltani se rend en Suisse avec son épouse pour assister à un séminaire sur l’Islam prévu du 16 au 18 octobre dans le canton de Fribourg.

Quatre jours plutôt, TRIAL avait déposé une dénonciation pénale à son encontre auprès de l’Office des juges d’instruction du Canton de Fribourg. « La dénonciation pénale allègue des violations de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants », explique l’ONG.

Le lendemain, 13 octobre, Anouar Malek dépose une plainte pénale contre M. Soltani auprès de l’Office des juges d’instruction. Sur ce, l’Office prend attache avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), afin de s’assurer que l’ex-ministre ne dispose pas d’une immunité diplomatique.

L’ex-ministre informé grâce à des fuites

Soltani n’étant pas couvert, Anouar Malek est donc entendu le 16 octobre 2009 à l’Office des juges d’instruction du Canton de Fribourg. Aussitôt, un juge d’instruction décide d’auditionner Soltani dès son arrivée sur le territoire fribourgeois.

Mais voila la procédure capote. Informé par des fuites de l’existence de la plainte – l’instruction pour déterminer l’origine des fuites a été relancée en septembre 2011 par Fabien Gasser, procureur -général à Fribourg- ; Bouguerra Soltani détale pour rentrer précipitamment en Algérie.

Il nie tout

En sécurité à Alger, il nie tout. Sa dérobade devant la justice suisse, l’existence d’une plainte contre lui, il nie même avoir connu son accusateur. « Je ne connais pas ce Anouar Malek du tout, se justifiait-il à l’époque. Ce n’est pas normal qu’il m’accuse alors que je ne le connais pas ».

Pour soutenir sa contre-accusation, Soltani affirme que des preuves et des documents attestent qu’entre le 28 juin et le 5 juillet 2005, période durant laquelle il aurait assisté aux séances de tortures, il s’était rendu au Yémen pour la 32eme session de la conférence islamique avant de gagner la Libye d’où il s’est envolé pour l’Algérie.

Vraies ou fausses accusations, une chose est sûre : Soltani ne remettra pas de si tôt les pieds sur le territoire suisse.

TRIAL prépare des dossiers de plaintes

Pas plus que beaucoup de dignitaires du régime. C’est que TRIAL a déjà déposé 16 dossiers qui impliqueraient des responsables algériens et que d’autres affaires sont en cours de préparation.

De quoi faire dégouter certains de la Suisse, de ses délicieux chocolats, de ses boutiques d luxe, de la douceur de son Lac Leman en été et de ses banquiers muets comme une tombe.

Farid Alilat

DNA 22/10/2011

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